Bérengère Deprez

Fiction

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Le sablier du jour

Roman, Luce Wilquin, 2009

Onias, vingt ans peut-être, et Victoire, la quarantaine, se rencontrent par hasard à Athènes. Leurs deux univers étrangers l’un à l’autre s’ouvrent à une nouvelle histoire qui, forcément, s’écrit pour chacun entre les lignes de la précédente…

Entre alarme et indolence, pour Onias, conteur d’histoires, et Victoire, qui se pose des questions, il est urgent de jouir du temps, qui passe si vite.

Ce roman est parti du désir de donner une suite aux destinées de mes personnages Onias de Kilomètre 7 (Luce Wilquin, 2006), et Victoire du Livre des deuils (Luce Wilquin, 2004). J’ai imaginé ce qui se passerait si ces deux personnages qui me manquaient – je l’avoue – et qui venaient d’univers romanesques complètement étrangers l’un à l’autre se rencontraient, un peu comme dans la vie réelle deux personnes qui se rencontrent portent chacune en elle leur histoire, leur parcours, leur « roman » en quelque sorte, et se mettent à en écrire un troisième à quatre mains…

La différence d’âge entre Victoire et Onias est d’abord dictée par ce souci de cohérence avec les deux romans précédents, mais à la réflexion elle m’a permis de déployer une relation homme-femme particulière, qui joue bien évidemment sur la filialité et la maternité, mais résonne dans ce cas-ci plus douloureusement parce que la mère d’Onias est morte assassinée quelques années plus tôt et que les circonstances de ce meurtre ont provoqué en Onias une culpabilité inavouable.

Indolent, sensible, inlassable conteur d’histoires et pourtant taciturne à l’orientale, Onias me fait beaucoup penser à Kim, de Rudyard Kipling. Quant à Victoire, elle est un personnage féminin solide et fragile à la fois.