Bérengère Deprez

Portrait

Berengere-enfant-okNée par hasard à Schaarbeek (Bruxelles) le 17 décembre 1960, Bérengère Deprez vit aujourd’hui à la campagne, au sud de Bruxelles. Entretemps, elle a résidé un peu partout en Belgique. Elle écrit depuis l’âge de douze ans : poésie, journal, correspondance, romans, chansons. Études secondaires à Namur. Quatre fois lauréate des Championnats nationaux d’orthographe. Grands projets littéraires et lectures classiques. Sa guitare est sa meilleure amie, etc.

Perd la foi à dix-sept ans et demi, comme d’autres la trouvent : par illumination. Elle rompt complètement avec sa famille pour faire des études universitaires et choisit la philologie romane, en travaillant le soir comme caissière. Deux premières années d’université à Namur, puis elle achève sa licence à Louvain-la-Neuve, avec un mémoire sur Nietzsche et Yourcenar. Lectures un peu moins classiques. Suivra une autre licence, en journalisme. Le but est de techniciser son écriture, qu’elle juge trop littéraire, « pour arriver à se servir de sa langue maternelle comme un ingénieur se sert des mathématiques ». Sur le plan pratique, c’est la bohème, pour ne pas dire la galère. Joue de la guitare dans les rues, fait tous les petits boulots.

Bérengère Deprez est engagée à l’Université catholique de Louvain, y pratique longtemps le journalisme d’entreprise (revue Louvain, Quinzaine universitaire) et devient responsable des publications. Elle lance également un projet d’édition scientifique, les Presses universitaires de Louvain (en 2000), un projet d’édition littéraire, Quadrature (en 2004) et une nouvelle enseigne éditoriale orientée vers le développement personnel, Image publique Éditions (en 2014).

En 1992, parution de Jusqu’à preuve du contraire, son premier roman, un polar qui est aussi le premier roman sur Louvain-la-Neuve. C’est un succès. La même année, elle prend congé un peu impulsivement pour assister à un colloque sur Marguerite Yourcenar, qu’elle lit déjà depuis plus de dix ans avec passion. C’est une sorte de révélation : elle décide de consacrer une thèse à l’auteure et se lance dans la recherche en participant aux colloques et en publiant des articles. Pas facile de concilier un doctorat avec un travail à plein temps et sans vouloir renoncer à l’écriture… C’est finalement en 2002 qu’elle soutiendra sa thèse sur les relations parentales dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar. En 2007, elle décroche une bourse Fulbright et passe un an à Harvard University pour un post-doctorat sur les relations de Yourcenar et des États-Unis.

Fil conducteur

En résidence d’écrivain à l’Academia Belgica de Rome, recluse en plein hiver dans une maison isolée à la frontière sud du Québec, réfugiée dans un monastère cistercien, rivée à son mac portable dans le minuscule appartement d’une station de sports d’hiver où elle n’est « pas venue pour skier », Bérengère Deprez vit ses moments d’écriture comme on aime à le dire des stages de langue : en « immersion totale ». Tous ses projets professionnels tournent autour du livre.